mercredi 25 décembre 2013

APPELEZ-MOI DIEU - Le Testament d'Elohim


APPELEZ-MOI DIEU - Le Testament d'Elohim
Par Hannah & Andrew FREEMAN

Revivez une rencontre dans l'Au-delà avec le Dieu de la Bible !

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L'histoire :

Un Pasteur protestant découvre le lourd secret de son épouse dans une lettre posthume. Suite à un accident survenu en 1971, Hannah a vécu une expérience de mort imminente au cours de son coma. Transportée dans l'Au-delà pour recevoir des réponses auprès du Dieu de la Bible en personne, elle en reviendra avec une révélation à la fois effroyable et stupéfiante, qu'elle a gardée secrète pendant près de trente ans. Quelle entité se cache derrière le Dieu des grandes religions monothéistes ? Pourquoi les sacrifices d'animaux étaient-ils requis de ses adorateurs ? Quel est son projet pour les humains ? Pourquoi la religion, censément force de paix et d'amour, est-elle la première cause de l'intolérance, de la haine et des effusions de sang qui rougissent la mémoire de l'humanité depuis l'aube des temps ? Qui sommes-nous vraiment et quel est le but de notre existence ? Déconcertantes, les réponses pourraient bien être cachées dans les pages du livre sacré le plus lu au monde...

Extraits :
Tout remonte à ce fameux après-midi où l'on m'a repêchée inconsciente sur le rivage de Fontenay, à la veille de mes trente-trois ans. Le coma dans lequel j'ai été plongée toute la nuit, alors que tu me veillais tendrement, m'a semblé durer des jours. J'ai fait un voyage, un long voyage. Je t'ai vu incliné à mon chevet, tandis que je flottais juste au-dessus de ton épaule. Tu avais posé tes lunettes sur la table de nuit pour reposer tes yeux rougis et tu tenais ma main serrée contre ta joue. J'éprouvais alors deux sentiments contradictoires, une grande paix intérieure mêlée à de la tristesse en voyant ta propre peine.

Je caressais insensiblement tes cheveux, lorsque s'ouvrit devant moi, au-dessus du lit, une grande fenêtre blanche donnant sur un abîme virevoltant. Elle était là pour moi, on m'attendait. Je fus littéralement aspirée à travers elle puis remontai les parois d'un long tunnel, luisantes comme un puits de nacre. Il semblait se terminer sur une étoile qui se fit aussi éclatante qu'un soleil, toutefois sans m'aveugler nullement. Toute trace de mélancolie m'avait quittée, je me sentis enveloppé dans un océan de tendresse et de plénitude. Je vis une présence extrêmement douce m'accueillir. Elle me fit penser à un ange, mais ce n'en était pas un, je le savais. Son corps était translucide, son visage évanescent irradiait d'amour. Ce n'était pas un rêve, c'était extrêmement réel, en fait je n'avais jamais expérimenté une telle lucidité. C'était, paradoxalement, comme quand on se réveille d'un sommeil profond et qu'on reprend ses esprits, quoique plus intensément encore.

(...)

Les humains semblaient dialoguer librement avec leurs créateurs et jouir de facultés qui nous sont mal connues aujourd'hui, comme la télépathie et la télékinésie. La Terre et l'humanité étaient alors les joyaux de l'univers, l'aboutissement de la perfection. Puis, des entités sombres vinrent obscurcir cet état de grâce. Des guerres effroyables éclatèrent tout autour de la Terre. Nos créateurs furent obligés de battre en retraite. Les humains furent décimés, leurs survivants réduits en esclavage. Quelques-uns furent recrutés pour s'associer aux êtres maléfiques et asservir leurs frères en échange d'un pouvoir inaliénable. La lune parut alors dans l'obscurité et effaça peu à peu du cœur des humains le souvenir de leurs origines et de leur noble destinée.

Puis, je fus transportée sur un sommet en plein désert. De là j'aperçus une silhouette humaine très grande, d'un bleu translucide. Je vis s'approcher tout un peuple réuni dans la plaine. Le conducteur du peuple gravit la montagne pour venir à sa rencontre. Je l'identifiai aussitôt à Moïse. Instantanément, je vis l'Être surnaturel provoquer plusieurs miracles semblables à ceux dont parle l'Ancien Testament et recevoir l'adoration du peuple.

Je demandai à mon Guide : “Est-ce là le Dieu d'Israël ?” Aussitôt, je me trouvai face à face avec cet Être mystérieux, se tenant assis sur un trône luminescent et entouré de créatures semblables à lui sous un dôme de glace céruléen. Son corps était parcouru de scintillements multicolores, comme des amas stellaires en constant mouvement. Il n'avait ni yeux ni bouche. J'étais pétrifiée.

Soudain, je tombai sur moi-même, ployant sous une force écrasante. Je sentis mon Guide m'insuffler la force de me relever et le courage de me tenir debout devant ce trône effrayant. “Demande et il te répondra” me souffla-t-il, avant d'ajouter : “N'aies pas peur, tu es sous ma protection.”

Débuta alors la conversation la plus ahurissante qu'un être humain puisse tenir. Un dialogue avec le Tout-Puissant en personne, le Dieu de la Bible ! Je me sentis si forte que j'eus l'impression qu'une autre personne s'exprimait à travers moi. Mais, chaque mot est gravé à jamais dans ma mémoire.

 

vendredi 6 septembre 2013

Qui est le Père du mensonge ?

Outre de nombreuses guérisons miraculeuses, le Christ est représenté opérant quantité de désenvoutements :
“Jésus guérit de nombreux malades, atteints de diverses maladies, et chassa de nombreux démons.” (Marc 1:34)
Il est pour le moins étonnant de constater une telle recrudescence des esprits du mal chez le peuple élu de Dieu ! D'autant plus que les idoles, dont la présence dans les foyers israélites avait provoqué le courroux de Yahvé, avaient disparu pour de bon depuis le retour d'exil de Babylone...

De plus, l'obéissance à la loi mosaïque, censée garantir une protection spirituelle imparable, faisait l'objet d'un contrôle rigoureux et quasi obsessionnel de la part des conducteurs religieux. Ils furent pourtant les premiers visés par les reproches de Jésus :
Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent: Nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père, Dieu. Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. ” - Jean 8:41-44

QUI EST CE “PÈRE DU MENSONGE” ?

Il s'agit logiquement de son inventeur, celui qui a menti le premier. Examinons les deux premières affirmations contradictoires prononcées dans le jardin d'Eden.

AFFIRMATION 1 : “ L'Éternel Dieu [Elohim] donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. ” - Genèse 2:16, 17

Vrai ou faux ?

LES FAITS : “ Tous les jours qu'Adam vécut furent de neuf cent trente ans ; puis il mourut.” - Genèse 5:5

VERDICT : FAUX. Adam n'est pas mort le jour même d'avoir mangé du fruit défendu.


AFFIRMATION 2 : “ Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; mais Dieu [Elohim] sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. ” - Genèse 3:4, 5


Vrai ou faux ?

LES FAITS : “ Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures. ” - Genèse 3:7

“ L'Éternel Dieu [Elohim] dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. ” - Genèse 3:22

VERDICT : VRAI. Adam et Eve ne sont pas morts en mangeant du fruit de l'arbre de la connaissance, mais du fait d'être privés des fruits de l'arbre de vie ; leurs yeux se sont ouverts ; leur conscience du bien et du mal s'est éveillée, ce n'était plus le privilège exclusif de la divinité. Tout ceci leur est arrivé le jour-même où ils ont goûté au fruit défendu (et non pas en l'occurrence dans l'intervalle d'“un jour de mille ans”, pour reprendre l'argumentation de ceux qui réinterprètent l'avertissement du Dieu-Elohim en se référant au psaume 90:4 composé des millénaires plus tard).


QUI FUT “MEURTRIER DES LE COMMENCEMENT ?”

LES FAITS : “ L'Éternel Dieu [Elohim] dit : (...) Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. ” – Genèse 3:22

“ À la femme Dieu [Elohim] dit : Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse (...). Et à l'homme, il dit : (...) la terre est maudite à cause de toi. C'est par un travail pénible que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. Elle te produira des épines et des chardons, et tu mangeras les plantes des champs. C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes à la terre parce que c'est d'elle que tu as été tiré; car tu es poussière et tu retourneras en poussière. ”- Genèse 3:16-19

VERDICT : En privant Adam et Eve de ce qui pourrait prolonger leur vie indéfiniment (l'accès à l'arbre de vie), l'entité qui se fait appeler Dieu (en hébreu Elohim : les dieux) ne les a-t-elle pas de ce fait condamnés eux et leurs descendants à une mort  inexorable ? Ne s'agit-il pas là d'un meurtre, le premier homicide à être mentionné la Bible ? Non seulement cela, mais elle les a également voués à la souffrance, en les expulsant du jardin d'Eden et en maudissant la maternité et les cultures !


CONCLUSION

Se pourrait-il que nous ayons été manipulés par les religions séculaires et que notre conception du Père du mensonge, du bien et du mal, soit l'objet d'un travestissement de la vérité ? Le Père de Jésus était-il l'Elohim de la Genèse, et par extension de l'Ancien Testament ? Ou venait-il d'une autre Source ?

Cette analyse du chapitre trois de la Genèse, en totale contradiction avec la doctrine dominante de la chrétienté, peut paraître blasphématoire. Pourtant, elle est loin d'être nouvelle ! Notamment parce qu'ils attribuaient l’Ancien Testament au dieu mauvais et le Nouveau Testament au Dieu bon, les chrétiens Gnostiques ainsi que les Cathares (aussi connus comme les chrétiens albigeois) ont été pourchassés et massacrés jusqu'au dernier par l'Eglise officielle. Encore une fois, les “fils” se sont montrés dignes de leur “père” !

Comme l'écrit Elaine Pagels, Docteur en religions, “ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire... à leur façon. Il n'est pas étonnant qu'ils soient les premiers à en définir les termes. ... Ensuite ils démontrent que leur triomphe était historiquement inévitable ou, en termes religieux, qu'ils étaient guidés par le Saint-Esprit.”

mercredi 4 septembre 2013

Le blasphème des religions

Extrait de "Conversations avec Dieu"

- Retournez à la spiritualité. Oubliez la religion.

- Cette affirmation va rendre furieux des tas de gens. (...) Pourquoi dis-Tu : oubliez la religion ?

- Parce qu'elle n'est pas bonne pour vous. Comprends que pour avoir du succès, la religion organisée doit faire croire aux gens qu'ils en ont besoin. Pour que les gens prêtent foi à quelque chose, ils doivent d'abord perdre la foi en eux-mêmes. Alors, la première tâche de la religion organisée est de vous faire perdre la foi en vous-mêmes. La seconde tâche est de vous faire voir qu'elle possède les réponses que vous n'avez pas. Et la troisième et la plus importante est de vous faire accepter ses réponses sans poser de questions. Si vous posez des questions, vous commencez à penser ! Si vous pensez, vous commencez à revenir à cette Source intérieure. La religion ne peut vous le permettre, car vous êtes susceptibles de trouver une réponse différente de celle qu'elle a cherchée. Alors, la religion doit vous faire douter de votre Soi; elle doit vous faire douter de votre propre capacité de penser clairement. Le problème, avec la religion, c'est que très souvent, cela refoule, car si vous ne pouvez accepter sans le moindre doute vos propres pensées, comment pouvez-vous ne pas douter des nouvelles idées à propos de Dieu que la religion vous a données ? Bientôt, vous douterez même de Mon existence, dont, ironiquement, vous n'avez jamais douté auparavant.

  Lorsque vous viviez selon votre connaissance intuitive, vous ne me compreniez peut-être pas complètement, mais vous saviez certainement que J'étais là ! C'est la religion qui a créé les agnostiques. Quiconque pense clairement et regarde ce que la religion a fait doit prendre pour acquis que la religion n'a aucun Dieu ! Car c'est la religion qui a rempli les cœurs des hommes de la peur de Dieu, tandis qu'avant, l'homme aimait Ce Qui Est dans toute sa splendeur. C'est la religion qui a ordonné aux hommes de s'incliner devant Dieu, tandis qu'avant l'homme se levait dans un joyeux mouvement. C'est la religion qui a chargé l'homme d'inquiétudes à propos de la colère de Dieu, tandis qu'auparavant l'homme cherchait Dieu pour alléger son fardeau ! C'est la religion qui a dit à l'homme d'avoir honte de son corps et de ses fonctions les plus naturelles, alors qu'auparavant l'homme célébrait ces fonctions comme les plus grands cadeaux de la vie ! C'est la religion qui vous a enseigné que vous deviez avoir un intermédiaire afin d'atteindre Dieu, tandis qu'avant vous aviez l'impression d'atteindre Dieu vous-mêmes, en vous contentant de vivre votre vie dans la bonté et dans la vérité. Et c'est la religion qui a ordonné aux humains d'adorer Dieu, tandis qu'avant les humains adoraient Dieu parce qu'il était impossible de ne pas le faire ! Partout où elle est passée, la religion a créé la division, qui est à l'opposé de Dieu.

  La religion a séparé l'homme de Dieu, l'homme de l'homme, l'homme de la femme; certaines religions disent en fait à l'homme qu'il est au-dessus de la femme, alors même qu'elles proclament que Dieu est au-dessus de l'homme, mettant ainsi en place l'un des plus grands travestissements jamais imposé à la moitié de la race humaine. Je te dis ceci : Dieu n'est pas au-dessus de l'homme, et l'homme n'est pas au-dessus de la femme, ce n'est pas «l'ordre naturel des choses». Mais tous ceux qui ont du pouvoir (c'est-à-dire les hommes) voulaient qu'il en soit ainsi lorsqu'ils ont fondé leurs religions sur le culte du masculin, écartant systématiquement de leur version finale des «écritures saintes» la moitié de leur contenu et déformant le reste pour l'adapter au moule de leur modèle masculin du monde. C'est la religion qui prétend encore aujourd'hui que les femmes sont en quelque sorte inférieures, en quelque sorte des citoyens spirituels de seconde zone, en quelque sorte mal «adaptées» à l'enseignement de la Parole de Dieu, à la prédication de la Parole de Dieu, ou à la prêtrise. Comme des enfants, vous êtes encore en train de vous disputer à propos de l'ordination des femmes ! Je te dis ceci : Vous êtes tous des prêtres. Chacun de vous. Il n'y a pas une personne ou une classe de gens qui soit mieux «adaptée» qu'une autre pour accomplir Mon œuvre. Mais un si grand nombre de vos hommes ressemblent exactement à vos pays. Affamés de pouvoir, ils n'aiment pas le partager, ils ne veulent que l'exercer. Et ils ont construit le même genre de Dieu. Un Dieu affamé de pouvoir. Un Dieu qui n'aime pas partager le pouvoir mais tout simplement l'exercer. Mais Je te dis ceci : le plus grand cadeau de Dieu est le partage du pouvoir de Dieu. Je préfère que vous soyez comme Moi.

- Mais nous ne pouvons pas être comme Toi ! Ce serait un blasphème.

- Le blasphème, c'est qu'on vous ait dit cela. Je te dis ceci : vous avez été faits à l'Image et à la Ressemblance de Dieu, c'est cette destinée que vous êtes venus accomplir. Vous n'êtes pas venus ici pour lutter, pour vous battre et pour ne jamais «y arriver». Et Je ne vous ai pas envoyés, non plus, en mission impossible. Croyez à la bonté de Dieu, et croyez à la bonté de la création de Dieu, c'est-à-dire vos Soi sacrés.

Conversations avec Dieu, tome 2, p. 142-144 (Neal Donald Walsch)

mardi 3 septembre 2013

Introduction

S'il fallait choisir un texte fondateur pour ce blog, ce serait celui-ci. Sous-tendue par l'amour de la vie et de l'humanité, cette magnifique exorde à la tolérance et à la paix intérieure est dédiée aux âmes éprises de liberté et de vérité.

Nicodème

D E S I D E R A T A

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire. Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne, vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux. 

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Poème écrit en 1927 par Max Ehrmann (1872-1945)
Traduit par Hubert Claes en septembre 1996 sous le titre "Injonctions pour une vie sereine".